La pensée "calculette"

Publié le par chloenicolas

       Ça, c'est du vécu!!! Dans la deuxième semaine de notre voyage au Pérou (la première semaine étant consacrée uniquement au plat ou à des cotes...), après avoir passé le col de Pampa Galeras, une nouvelle forme de réflexion nous vient à l'esprit.
     Replaçons-nous dans le contexte : nous venons de franchir un col au bout de 3 jours d'efforts et 90 km de cotes plutôt raides. D'abord, quand tu commences à redescendre, tu comprends pas vraiment ce qui t'arrive. "On a changé de pays ou quoi?!!". Et puis tu piges assez vite que ça va descendre longtemps, tu as changé de vallée. De toutes façons, les montagnards ne sont pas du genre pervers! Quant ils commencent à te faire descendre, c'est jamais pour te faire une bonne blague : quand tu montes, c'est sur  plusieurs kilomètres, et quand tu descends, c'est pareil ! Et ya pas d'entre-deux! Au moins, quand tu sais ça, tu te fais pas de faux espoirs!
     Bon, bref! On commence donc à prendre de la vitesse ( alors qu'on avait pas dépassé le 10km/h depuis 3 jours...)! Au début t'es content. Et puis très vite, tu cogites, tu cogites très fort! Tu commences à sortir ta calculette mentale!! Tu te dit:  "Bon ok, je suis contente de descendre, ça change et puis ya pas besoin de pédaler, ça soulage. Mais surtout ça va trop vite! Les kilomètres défilent! Et ça c'est class!" Survient alors une autre forme de pensée nettement moins agréable, du genre : " Ah bah oui je descends, mais alors, ça veut dire que ça va remonter... Oh non! Pas ça!". Et oui, à ce moment là, tu as déjà pris goût à la vitesse, et ça ne te dit rien du tout de revenir à ta vitesse initiale, à savoir 6-7 km/h!!
     C'est donc sur cette étape de 70 km que Nico et moi étions partagés entre la joie d'avancer vite en kilomètres et la peur d'avoir à tout remonter. C'est un conflit interne entre la réflexion en terme de kilomètres parcourus et l'anticipation de la penibilité de la côte à venir. Bref, tu ne profite pas vraiment de la descente, tu es frustré d'avance. Mais en même temps, tu te dis que tu n'aurais jamais fait cette étape de 70km s'il il n'y avait pas eu cette descente de 25km! Et puis de toute façon, il faut bien avancer, sinon tu n'arriveras jamais en Asie. Tu commences alors à mesurer le pour et le contre et à essayer de calculer ta moyenne en km/h. Parce que Nico, il a un compteur, alors on voit notre vitesse.
     Et tout à coup, tu t'apperçois que tu es arrivé... " Dis donc, elle est passée vachement vite cette étape!!!"

                                                       C'est ça la pensée "calculette"!

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
N
ah oué!!!! c'est la que l'on se dit que efféctivement l'altitude doit attaquer le cerveau.....lol.aller,bon courage à vs.biz
Répondre
M
Je m'aperçois au moins d'une chose, c'est que l'altitude et autres dénivelés renversants n'altèrent en rien votre lucidité et surtout les connections internes de Chloé ! Ne changez rien !
Répondre
C
Voilà qui confirme ma 1ere idée... le vélo c'est pas pour moi... Benjam me propose de tenter un tour du monde en moto... j'sais pas... je réfléchis !
Répondre
R
Ah ouais quand même !!
Répondre
R
Ah ouais quand même !!
Répondre