La pensée " il faut qu'on trouve un endroit pour planter la tente!"

Publié le par chloenicolas


     Bon, après la prise de tête pour calculer la vitesse, la distance qu'il reste à parcourir, les côtes et tout le tralala, on commence à être un peu fatigués ( surtout après 80 bornes...). On ne pense qu'à un truc : s'allonger tranquille pour... ne rien faire. Il nous faut donc trouver un lit. Logique. Mais il faut savoir qu'en Amérique latine, il n'y a pas l'hôtel Ibis à tous les coins de rue.... Nous devons donc faire encore un petit effort pour trouver un endroit pour planter le tente, gonfler les matelas, sortir les duvets, allumer le réchaud qui marche super mal, ranger les sacoches.... Et ouais, c'est pas toujours facile la vie de nomade...
      Mais ça, c'est pas à quoi on pense sur le vélo. Non, ça, tu y penses une fois, tu fais le constat une bonne fois pour toutes et puis basta! Non, quand tu pédales et que c'est bientôt la nuit ( vers 18h30 au Pérou ), qu'il commence à faire super froid ( moins de 5 degrés au crépuscule ), tu penses pas au boulot qui t'attend pour vivre "normalement". En fait, tu es en gros stress pour trouver un endroit convenable pour dormir. Mais qu'est ce qu'un "endroit convenable"  me direz vous? C'est là que ça se complique... Il y a plusieurs critères. Mais tous les critères ne sont pas de la même importance. Et en plus, ça varie selon les personnes! Par exemple, il y en a qui préfèrent la qualité du sol ( personnellement, on a déjà été obligé de creuser pour aplanir la surface...), d'autres la beauté du lieu, où alors la proximité de la route... Ok tout ça c'est bien, mais pour nous, ce n'est que du bonus! Nous, on veut être cachés! Notre principale crainte, c'est qu'on nous pique nos vélos! Et ça on veut pas!! C'est arrivé à plus d'un, on en a rencontré, et ils aimaient pas marcher à pied! Bah oui, ça va moins vite! Et puis ça pique les jambes, parce que c'est pas les mêmes muscles qui travaillent!  Alors non! On ne veut pas que quelqu'un vienne dans la nuit pour nous voler Tostaky et Rustine!
     Il faut alors avoir l'oeil pour se dégoter " the endroit "! Et ça peut prendre du temps! Surtout sur l'Altiplano ( qui, comme son nom l'indique, est une surface plane en altitude...), où il y a plein de maisons ! Généralement, là, c'est pas possible. On cherche alors un"bouiboui d'hotel".

     En montagne, c'est plus facile, mais il faut réussir à atteindre la cachette sans être vu. Les premières fois, on était un peu ridicules, parce que, dès qu'on avait trouvé le bon endroit, on attendait sur le bord de la route "l'air de rien" pendant qu'une voiture passait, et dès qu'on ne la voyait plus, on courrait comme des malades avec les vélos dans les cailloux et les épines en espérant qu'un camion n'arrive pas à ce moment là. La rigolade quand j'y repense!!
     Mais le plus embêtant en montagne, c'est que c'est un peu "casse-gueulle" de chercher : quand on descend vite, il faut avoir un oeil sur la route quand même! Et quand ça monte, on va à 6 à l'heure, et c'est pas stable du tout. Il faut mieux garder la tête droite. C'est en descendant que notre copain Sven à foncé dans Katy. Il a fait un soleil et tout!! Mais rien de cassé, heureusement!
    
     Voilà, c'est à peu près ça la pensée "il faut qu'on trouve un endroit pour planter la tente"... J'espère que ça vous a plu! C'est du quotidien!

Chloé
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article