Abu Road - Udaipur : Notre quotidien en Inde 2

Publié le par chloenicolas

Abu Road 13h


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     Nous voila arrivés à Kiar. Une fois de plus la ville n’est qu’un village. Nous ne trouvons évidement pas d’hôtel. Pas bien grave, dans 7 km à Wekria, il doit y avoir aussi un hôtel. Nous en trouverons bien un. Un scooter s’approche. Étrangement, il ne klaxonne pas. Cela attire tout de suite mon attention, et je le regarde. Il me sourit, observe les vélos, me congratule et me demande pour prendre une photo. Pour une fois, qu’un indien respecte les règles de politesse de base, j’accepte aussitôt. Comme les bonnes choses n’arrivent jamais seules, il prend assez d’avance afin d’avoir le temps de s’arrêter, sortir son apP1180729 [640x480]pareil et nous prendre en photo quand on passe. Il nous remercie en nous doublant et reprend sa route. Je trouve cela exceptionnel. En effet, tous les jours des véhicules nous dépassent et certains chauffeurs veulent nous prendre en photo,. Ils essayent en roulant, n’y arrivent pas ,donc vont plus loin mais quand on passe, trop tard, ils ne sont pas prêt. Ils redémarrent s’arrêtent une nouvelle fois trop près… Ils nous demandent donc de nous arrêter!!! On hallucine. C’est le premier pays où 2 fois sur 3 ils n’arrivent pas à nous prendre en photo!!! Si on devait s’arrêter à chaque fois depuis le début du voyage, on serait encore en Asie!!!

 

     Un panneau de signalisation annonce la ville de Wekria. On de se fait pas beaucoup d’illusions. C’est un village. Pas d’hôtel. On a déjà fait plus de 80 km et des longues pentes douces apparaissent. Chloé rigole tout de suite moins. Au sommet d’une, nous décidons de nous ravitailler en eau et coca afin d’avoir un peu de sucre. Nous nous arrêtons à une petite gargote. Une soixantaine d’hommes consomment des boissons. A peine descendus du vélo, nous décidons d’acheter les boissons et d’aller les boire au calme plus loin sur la route. A notre grande surprise, personne s’approche des vélos!!! C’est bien la première fois. On accepte du coup les chaises que notre “barman” nous propose. On sort nos biscuits. Un homme s’approche enfin des vélos. Une quarantaine d’hommes suit aussitôt. A notre grande surprise, en 10 jours de vélos, P1180702 [640x480]c’est seulement la deuxième fois que les personnes regardent les vélos sans y toucher. C’est vraiment une route pas comme les autres… Notre “barman” nous assure que nous trouverons un hôtel dans 35 km… On rit jaune, cela nous rassure un peu mais on doute.

 

      Maintenant on enchaine les ascensions de plus en plus longues. On traverse même des tunnels. Il fait plus de 45 degrés. Les animaux se promènent aussi sur la route. Nous voyons des chèvres, des moutons et des ânes en vadrouille!!! Des chars tirés par des bœufs se mettent aussi en contre-sens. J’allais oublier : en Inde, si vous roulez en contre-sens, surtout ne vous mettez pas sur la bande d’arrêt d’urgence, vous créeriez un accident. Il faut rouler sur la voie la plus rapide!!!P1180725 [640x480]

 

     13h, ils reste encore 10 km avant Goguanda. Un restaurant au bord de la route. On hésite pas une seconde et allons manger et se rafraichir. Apres avoir ingurgité un palak paneer ( sorte de mozzarella aux épinards et piments), un panner massala, un vegetable pulao (riz aux légumes) et 3 l d’eau, on reprend la route. Mais que faire. Il nous reste finalement que 45 km pour arriver à Udaipur. Et oui, à un moment sur la route, on a avance de 10 km sans s’en rendre compte!!!

      Le restaurateur nous informe que des hôtels sont à deux kilomètres. On décide de s’y rendre, et si ils ne sont pas bien, on ira jusqu’à Udaipur et ferons les 150 km en une fois. Je vais voir au premier hôtel. J’ai la vague impression de déranger. Je demande si ils ont une chambre avec air conditionné. Apres plus de 30 secondes de réflexion, ils me demandent si je veux la chambre pour 1 heure ou pour une nuit. Etonné, je ne peux m’empêcher de lui rigoler au nez et de sortir pour demander l’avis de Chloé!!! Quand je rentre de nouveau dans l’hôtel, il m’annonce qu’il n’y a plus de chambre...

     200m plus loin, il y a un autre hôtel. Chloé décide d’y aller. L’accueil est plus chaleureux. Chloé visite la chambre disponible. Par contre, pas d’air conditionné, mais un ventilateur projetant des gouttelettes d’eau. Ils demandent 800 roupies pour la nuit. Chloé lui propose 400. Ils acceptent aussitôt!!! Dommage, on doit payer encore trop cher. Un jeune garçon nous aide à porter nos sacoches. Pour une fois, on accepte et lui donnons un pourboire. Son billet de 20 roupies dans les mains, il a les yeux qui brillent. Nous nous douchons et Chloé tente de dormir. Coupure d’électricité. La chambre se transforme en four… La sieste attendra. On lit… On sort de l’hôtel pour trouver nos fruits. Pour une fois, on en trouvera pas. Juste du pain de mie. Demain maintenant exceptionnellement, ce sera pain, confiture, et café. Il est 18h et on décide de rester dans la salle du restaurant où il fait un peu plus frais (30 degrés environ). Nous jouons au Can’t stop, notre jeu de dés, en prenant l’apéro. Le petit gars qui nous a aidé passe et repasse en nous faisant de grands sourires. Chloé me bat à la belle en jouant a quitte ou double sur son dernier lancé. Risque concluant, elle saute de joie et fait rire les 2 serveurs dans la pièce. Le repas prit on se couche vers 20h.

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     Plus de 100 bornes en pleine chaleur et n’ayant pas fait de sieste, on est morts. Malheureusement les nombreuses coupures d’électricité ne vont pas nous aider à dormir. La chambre est un four. Vers 23h, Chloe gonfle son matelas et va se coucher dans le couloir qui donne sur l’extérieur. Il fait plus frais mais les gens de l’hôtel ne sont pas couchés et l’empêchent de dormir. Elle rentre déçue et sans avoir dormi…

     Nous nous levons seulement à 6h30. Nous n’avons que 40 km à faire. Pour une fois, on prend même un café et un lassi ( yaourt liquide) à l’hôtel. La route, qui devait être plate se transforme en deux grandes montées de plusieurs kilomètres et deux grandes descentes!!! On mettra à peine 1h30 pour se trouver au milieu d’Udaipur…

 

     Arrivée à Udaipur, pour une fois nous ne créons pas un attroupement. Les gens habituées aux touristes, nous regardent et passent leur chemin comme dans tous les autres pays. Deux Français, Colette et Julien, s’arrêtent. De suite nous sentons réciproquement que notre conversation va être prolifique. On décide de se retrouver le midi pour manger ensemble. Au final nous passerons la journée entière à discuter autour de jus de fruits, des voyages, de la France, de New York, de nos retours, etc.

Publié dans Inde

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N
<br /> coucou...depuis le tps que je ne suis pas venus mettre une ptite note sur votre blog!!!!<br /> cela me fait bien rire que les gens si reprennent en plusieurs x juste pr vs prendre en photos,c'est ton bouk ca Nico!!!!! c'est sur....<br /> <br /> <br />
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