L’inde amère et surtout très salée.

Publié le par chloenicolas

Istanbul, 22h

     Nos dernières heures passées en inde  n’aura pas amélioré notre ressenti à propos du sens de l’hospitalité des indiens. Loin s’en faut! Lassés de Mumbay, le 6ème jour dans la ville est source de soulagement pour nous : quittons vite l’effervescence de l’Inde et allons retrouver la fraîcheur à Istanbul ! Tel est notre leitmotiv.
     Malheureusement, l’agence londonienne qui s’occupe de nos billets d’avion a réservé un vol a 5h15 du matin. Pour ne pas payer de nuit d’hôtel supplémentaire et se lever à minuit, nous partons a 19h, direction l’aéroport international. 19h fut un mauvais choix puisque nous avons partagé la route avec tous les banlieusards qui rentrent du boulot, pendant 25 km en… 2 heures. Pour ne pas arranger les choses, j’ai attrapé un rhume et je m’en tire aujourd’hui avec fièvre et nausées. Mais nous restons tout de même optimistes.

     Erreur…

     A 21 heures, on nous interdit l’entrée de l’aéroport et nous dirige vers une salle d’attente. On ne peut rentrer que 3 heures avant le vol… Pfft!! C’est embêtant, on aurait voulu savoir assez vite à combien s’élève le coût des 50 kg de surpoids de nos vélos… Mais le bureau de Royal Jordanian esDSCN5527 [640x480]t lui aussi fermé. Si on avait su le prix! On aurait probablement eu le temps de déposer les vélos au service cargo (transport de marchandises), nettement moins cher.
     Tout se goupille mal, mais je roupille bien jusqu’à 2 heures, l’heure de l’affrontement avec le bureau d’enregistrement des bagages. Nous passons les premiers, le responsable arrive. Jusque là, ça va. Il annonce qu’il ne veut pas prendre les vélos. Ça aussi, on est habitués… Mais comme nous l’avons souvent vu en Inde, l’administration est une grosse machine aux employés très zélés. Après une heure passée à nous énerver, à nous désespérer, le chef accepte de mesurer les cartons pour voir si vraiment, ils ne peuvent pas rentrer dans la soute. “Ah non! Impossible! Il y a quelques centimètres en trop!” . Nous avons beau lui expliquer que nous avons lu dans les conditions générales que leur compagnie prenait les vélos, que nous sommes arrivés très tôt a l’aéroport pour se renseigner, que nous ne pouvions savoir la taille de l’avion, et encore moins celle des soutes à bagages, rien à faire, il s’obstine.

     Nous n’avons plus le temps d’aller au service cargo. Bien sûr, eux, ils ne peuvent pas s’en occuper, pas d’ami sur place pour nous rendre service (je lui ai même demandé s’il voulait être mon ami…), c’est l’impasse. Mais il nous propose quand même d’essayer de rentrer les cartons dans la soute, sinon de les mettre dans un avion plus gros le lendemain. Bon.

     Passons à la facture! Il nous annonce : “ 50kg exess charge, it’s  60 000 roupies”. Mon sang ne fait qu’un tour, le calcul est vite fait : 60 roupies = 1 euro. Je vous laisse calculer en euro… Un prix fou qu’il nous est impossible de payer. 1000 euros de surpoids, c’est impossible! Nous en avons presque envie de rire, mais nous déchantons très vite devant son inflexibilité.

     Nous lui proposons alors de décaler notre vol pour qu’on ait le temps de nous rendre au service cargo, mais là encore, il faut retourner au cœur de Mumbay, ne sachant pas si les vélos arriveront à Istanbul à temps. C’est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Exténués, dépités et pas bien fiers, nous acceptons son offre de nous faire payer un surpoids “que” de 35kg, soit 750 euros! Quelle absurdité! Nico et moi aurions pesé 90 kg chacun, nous n’aurions rien payé. Mais là, on paye 3 fois le prix d’un billet, juste pour les vélos! J’espère au moins qu’ils vont réussir à les rentrer dans notre avion!
     On aurait du être prévenus une fois assis à  notre siège, mais personne ne semble décidé à  nous dire si les vélos sont bien à bord . Ce n’est qu’à Istanbul que nous sommes soulagés de les voir arriver.

     Le clou de l’histoire, c’est qu’à l’enregistrement des bagages, après 2 heures de négociations, ils nous ont laissé repartir en oubliant de nous faire payer! On se carapate en douce l’air réjoui et soulagé, mais la culpabilité nous rattrape vite et le risque qu’ils s’en aperçoivent et qu’ils n’embarquent pas les vélos nous semble trop grand. J’y retourne la tête basse et sors la carte de crédit….

 

     Moralité : trop bon, trop….   

Publié dans Inde

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N
<br /> arf.....il est vrai en meme tps que si le risk était qu"ils n'embarquent pas les velos!!!! mais le ptit gout amére de l'inde va rester longtemps au fond de la gorge.Mais bon,un bon apéro au bord de<br /> mer sur l'ile de Paros va vite faire oublier c'est escrot d'indien!!!!!<br /> <br /> <br />
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