Eh! Manu! Tu descends!

Publié le par chloenicolas

Mae hong Son, 16h

     On peut en dire ce qu'on voudra, mais les ingénieurs des Ponts et Chaussées thaïlandais (oui, oui! ça existe) sont un peu cinglés! Il faut voir les routes qu'on a prises! Les routes...Que dis-je... Les murs! La semaine dernière, on s'est essayés à  la poussée du vélo, mais cette semaine, c'était quasiment du remorquage! Il nous aurait presque fallu un treuil et une manivelle ou monter nos montures en haut de ces satanées montagnes! Si je parle au conditionnel, c'est qu'on n'a pas eu besoin de s'outiller de la sorte. Non, on avait mieux... On avait Manu!! Manu, Manu....Ça vous dit quelque chose....Mais oui, c'est bien lui! Vous le connaissez! Nous avons retrouvé nos copains suisses! Après un mois et demi passé en Australie, Manu et Christelle, , nous ont rejoint au nord de la Thailande. Et ça nous a fait du bien. Ça devenait pénible d'avoir à choisir entre les murs à monter ou les autoroutes à partager avec les voitures, alors on a choisi de continuer dans les montagnes qui longent la frontière birmane , mais à 4. L'effort est plus supportable à plusieurs.Surtout pour moi... La preuve en image...

Thailande Manu pousse le vélo de chloe après Mae Chaem


     Et puis l'ambiance est meilleure aussi!
 

Thailande chloe chante balavoine a la sortie de chiang mai



     Et puis même si on se fait battre à plate couture dans les cotes, on a quand même la petite satisfaction de rattraper notre retard dans les descentes (quand on peut lâcher les freins, c'est tellement raide!)... C'est comme une petite vengeance pour les minutes qu'ils nous mettent dans la vue dès que ça monte. Mais bon, on a bien peu de mérite... nos vélos sont plus aérodynamiques et nous sommes plus lourds.

Thailande chloe dépasse manu et christelle en descente

     Mais ces petites satisfactions  ne suffisent pas toujours... Il y a des moments ou ce n'est plus possible de continuer. Manu, même si l'envie le titille de courir en poussant mon vélo dans les cotes, ne peux pas venir m'aider à chaque fois, quand on fait une étape de 75 kilomètres à plus de 3000 mètres de dénivelé positif cumulé (!!!!). Alors, malgré la confiance acquise la semaine dernière lors de mon ascension de 15 bornes sans poser le pied à terre, j'ai craqué! Au 30 ème kilomètre, j'en ai eu assez de ralentir mes compagnons et d'avoir les cuisses qui tétanisent en haut des cotes, j'ai pris un pick-up.


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      Et comme j'ai bien fait!!! Nico, lui, a continué, mais je l'ai retrouvé le soir dans un état végétatif. Il avait subit les pentes comme jamais : les crampes l'on assailli au bout du 50 ème kilomètre. Heureusement que ça descendait un peu sur la fin...

     Il n'en fallait pas plus pour comprendre que la suite de notre périple dans les montagnes avec nos AGV (Amis à Grande Vitesse) était compromise. Il nous fallait ralentir le pas avant l'épuisement ou la blessure fatale. Alors nous avons décidé de les laisser partir seuls deux jours sur des routes, dont le profil ressemble assez à un electro-cardiogamme, avant de les rejoindre en bus pour une dernière étape en leur chaleureuse compagnie.

Publié dans Thailande

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M
<br /> Chloé on ne comprend rien de ce que tu raconte (à part le début et la fin...), mais tu as l'air sereine à bord de ton moyen de locomotion à faible dépense énergétique !<br /> <br /> <br />
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