Une journée ordinaire au Cambodge

Publié le par chloenicolas

Udong, !8h40

    Fini les cocotiers, la plage et l’accueil de nos hôteliers coréens chez qui nous avions élu domicile. Petite parenthèse coréenne, leur accueil est chaleureux, respectueux et ils font preuve d’un dévouement sans faille. Mais il y a une fin à tout et comme Chloé se porte mieux, nous filons.
     Les 30 premiers kilomètres : un vrai toboggan comme dans notre enfance. Cela monte et descend de manière incessante. Moi j’aime bien, cela nous sort de la monotonie du plat depuis notre départ de Saigon. Chloé, elle, aime un peu moins. Définitivement son corps et sa tête ne sont pas fait pour les côtes et comme dirait Romrom : « rien qu’à la vue des côtes, c’est fracture du moral!!! » Bon, malgré toutes ces fractures et les crampes d’estomac de Chloé, nous faisons une première pause au bout de 30 km. Ce sera Coca pour Chloé et bouteille d’eau pour moi ainsi que quelques gâteaux et des carameP1090640 [640x480]l à la noix de coco achetés sur le Mékong… Allez, encore 20 petits km et nous serons arrivés à Veal Renh pour le repas.
      Il est 12h et il fait depuis 1h plus de 30 degrés. Nous nous précipitons dans le premier petit restaurant. Ce midi c’est soupe! Notre cuisinière cambodgienne ne parle pas un mot d’anglais. Chloé, qui voulait absolument des renseignements sur nos possibilités de logement sur la route, c’est raté!!! On enfourche Rustine et Tostaky pour quelques mètres. Nous nous arrêtons à la vue des chauffeurs de taxi. Chloé, carte à la main, va leur demander si ils connaissent une guest house ou un hôtel sur notre route. Entre inP1090649 [640x480]compréhensions, ignorances, et le fait de ne pas vouloir perdre la face, nous en sommes toujours au point mort. C’est alors que Chloé remarque qu’il y a une banque et se rappelle que nous avions remarqué que même les agents de sécurité parlent anglais. Enfin une réponse positive, après que le surveillant ait rameuté tous ses collègues de la banque. Dans 28 km, il y a une guest house juste à côté du pont…
     A la sortie de la ville, un arrêt urgent devra être fait sur le bas coté, crampes d’estomacs obligent… Puis, la route longera des champs de bananiers et de palmiers (pour faire de l’huile) pendant l’heure et demi qui suivra. Nous demandons confirmaP1090746 [640x480]tion de l’existence de la guest house dans un village proche de notre destination. Ils ne connaissent pas du tout… Chloé s’inquiète et nous repartons au plus vite.
     Enfin, nous arrivons à Stueng Cahav. Il n’y a pas grand-chose à première vue. Notre inquiétude se confirme quand nous voyons la petitesse du marché, il est minuscule!!! Enfin, nous apercevons le fameux pont. Nous nous arrêtons aussitôt et demandons si la guest house existe car il n’y a aucun panneau. Un homme charmant nous montre qu’il faut rentrer dans le petit chemin longeant sa maison. Elle est au bout.
     Nous rentrons dans une propriété étendue et où il y a beaucoup d’enfants. Un jeune, d’environ 15 ans, nous traduit en anglais qu’effectivement nous avons frappé à la bonne porte. Nous demandons si il y a de la place, puis le prix. Sans se démonter, il nous propose 10 dollars. Nous esclaffons de rire (merci Bruno pour la technique), puis nous lui expliquons que nous louons des chambres depuis Pnomh Penh à 5 dollars, et que si il ne baisse pas le prix, nous partons (là, on serait vachement dans la mouise car il n’y a pas de logement 30 km aux alentours). Mais le bluff marche, il descend toute de suite à 5 dollars pour la nuit. On aurait du proposer moins, on a encore des progrès à faire pour la négociation…
     Apres que Chloé ait été visiter la chambre, nous confirmons et payons les 5 dollars avant que le propriétaire change d’avis. Nous déchargeons les vélos et allons acheter nos fruits au marché. En effet, il n’est que 15h mais vu la taille de celui-ci, il faut mieux y aller rapidement afin d’avoir le choix. En plus, nous voulons acheter de l’eau en bouteille car il n’y a pas d’eau courante, donc nous ne pouvons pas traiter l’eau pour notre consommation personnelle.
     Nous sommes tout de suite l’attraction du marché… Même sans les vélos, des « blancs » dans ce lieu, il n’y en a pas tous les jours. Nous achetons pour la première fois un ananas (33 centimes d‘euros), des bananes (33 centimes d‘euros pour environs un kilo) et je craque pour des gaufres faites sur le trottoir. Un vrai délice, que je ne partage pas avec Chloé qui a peur que cela ne l’aide pas à guérir!!!     
     Il est temps de prendre rapidement une douche.. Enfin, aujourd’hui ce sera une gamelle la douche car il faut puiser l’eau dans une grande bassine dans la salle de bain pour se laver. Mais l’eau est très fraîche et à peu près propre, donc nous n’hésitons pas. Cela fait un bien fou car il fait encore plus de 30 degrés a 16h!!! Nous avons encore 1h30 avant d’aller manger(spot, bouc, lectures diverses). 17h30, il faut aller manger car ici, le repas du soir est entre 17h et 18h30 dans les petites villes. Comme nous l’avions remarqué, il n’y a pas de restaurant. Ce sera donc soupe sur le marché… Evidemment les quelques commerçants présents viennent nous regarder manger (on ne sait jamais, on mange peut être différemment qu’eux!!!), puis au moment de payer, nous remarquons que le prix est plus élevé pour nous que pour les autres clients.. Aller on paye les 90 centimes et rentrons nous coucher.

     Les deux jours suivants seront plus ou moins similaires avec un repas un midi chez un cambodgien ayant vécus pendant 20 ans en France, le soir un hôtelier essaye de nous faire payer 10 dollars au lieu de 5 la nuit et ainsi de suite jusqu’à notre arrivée à Udong. Nous aurons fait pendant ces 3 jours 80 km puis 110 et enfin 60 km pour finir.
     Demain, nous visitons Udong, ancienne capitale cambodgienne.

Publié dans Cambodge

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