Vacances à 4 à Puno et l'île d'Amantani
Puno, 16h
Nous voici en direct du Lac Titicaca, lieu magique au sud du Pérou. Nous continuons ainsi notre périple avec nos amis Katy et Sven, mais sur un rythme nettement moins élevé! En effet, nous sommes arrivés aux abord du lac Titicaca pour nous reposer de nos 4 jours de vélo intensifs, pour visiter cette paisible ville de Puno et pour nous embarquer sur une île petite du lac : Amantani.
Nous avons donc quitter pour une vingtaine de kilomètres le plat de l'Altiplano pour monter la colline sur laquelle est adossée Puno. C'est non sans difficultés que nous montons cette côte non anticipée. On commençait à s'habituer au plat! Et puis, à vrai dire, j'ai quelques problèmes digestifs... Mais bon, rien de grave! J'arrive affaiblie mais dans un bon lit pour le reste de l'après-midi. Ce petit désagrement ne nous empêchera pas d'acheter un sac de pâtisseries et pains divers dans une excellente boulangerie. On se réconforte comme on peut! Nous, c'est en mangeant!
Après une nuit totalement récupératrice, nous prenons un taxi pour le port à 8h. Au programme,4h de bateau pour se rendre sur une île flottante, accompagnés d'autres touristes, puis sur la petite île de 4000 habitants d'Amantani.
Les îles flottantes sont une curiosité du lac Titicaca : non, ce n'est pas un dessert avec des blancs en neige (même si la neige n'est pas loin...), mais bien de véritables tout-petits villages de quelques dizaines d'habitants qui flottent sur l'eau. Ces îles sont construites par les hommes, selon une technique particulière. Le lac est riche en grandes plantes qui ressemblent à des roseaux et qui poussent depuis le fond du lac jusqu'au-dessus de la surface de l'eau.
Ces grandes tiges, une fois coupées, sont assemblées pour faire toutes sortes de constructions : les maisons, des bancs, des perchoirs, les barques et des objets artisanaux. Mais ces plantes servent aussi à nourrir les habitants (il faut l'éplucher comme une banane et c'est un peu sucré, c'est très bon!) et à construire le sol flottant. D'abord, il faut aller chercher un gros bloc de terre que l'on encre au fond du lac par les 4 coins, puis on dépose dessus plusieurs couches verticales et horizontales de roseaux. Et voilà ça flotte! Mais pas pour longtemps! Il faut remettre régulièrement des couches de roseaux, parce que ça pourri vite. Il faut 6 mois pour construire une barque, et il faut la refaire tous les ans !! Ça fait pas mal de travail juste pour pouvoir vivre !
Nico nous a ensuite débarqué sur Amantani. Et oui! Le temps d'aller chercher un pull, le chauffeur à confié la barre à Nico. Décidement, nous auront conduit toute sorte d'engins au Pérou! Nous avons profité des deux nuits et de la journée et demi sur l'île pour escalader le sommet, admirer les paysages lacustres, les couchers de soleil, nous avons discuté de nos cultures allemande, américaine, péruviennes et françaises respectives avec Sven, Katy et Evan et sa famille qui nous accueillaient sur l'île. Mais nous nous sommes surtout reposés dans ce cadre apaisant, au bord des rives du lac. On ne s'est quand même pas baignés : le lac est quand même à plus de 3800m d'altitude ! L'eau n'est pas chaude !
Aujourd'hui, de retour à Puno, nous pensons nos derniers maux de ventre et en profitons pour vous écrire, parce que ça fait longtemps! Et demain, nous repartons aux abords du lac, mais à vélo cette fois, et sur la route. Dans deux jours, nous serons à la frontière bolivienne, à la célèbre ville de Copacabana et dans 4 jours à La Paz, capitale de la Bolivie.
Si tout se passe bien... L'inconnu, toujours l'incertitude. C'est ça qui est bien!