Farniente dans la jolie ville de Sucre
Sucre, 11h30
Nous avons pris un bus à Cochabamba à 19h30 pour nous rendre à Sucre. Si nous prenons le bus, c'est pour éviter une semaine (au moins) de vélo sur une piste en tôle ondulée très difficile. D'ailleurs, nous mettrons 11h en bus pour faire 250 km!!! Cela nous permet aussi de gagner du temps pour pouvoir visiter la Nouvelle-Zélande pendant 10 jours. C'est bien aussi...
Les transports sont toujours une galère et une source d'angoisse pour nous (sauf le transport en vélo bien sûr!) : nos vélos assez encombrants font peur à la majorité des agents de transport. A chaque fois, nous devons nous battre pour que nos vélos restent avec nous et ne soient pas envoyés par "cargo" dans un camion. Le plus dur, c'est de se faire comprendre... Tant que nous étions avec Swen et Katy, nous nous reposions sur leur capacité à parler espagnol et à traduire pour nous ce que nous voulions. Maintenant que nous les avons quittés, ils nous faut à nouveau nous débrouiller tout seul. On fini toujours par obtenir ce que l'on veut, mais c'est souvent à l'issue d'une grande dépense d'énergie et d'un bon paquet de nerfs! Cette fois-ci, nous voulons demander au monsieur de charger nous-même nos vélos, et dans le bus que nous empruntons, pas un autre. Nous lui annonçons donc "no cargo! no cargo!" pour lui faire comprendre qu'on ne veut pas des vélos dans un camion à part. Mais nous nous sommes aperçus après que "no cargo"ça veut aussi dire "nous ne chargeons pas"... Tout l'inverse de ce que l'on veut... Arrrrggghhh!!!! On a quand même fini par se comprendre et Nico a pu charger lui-même les vélos. Ouf! Nous voilà donc embarqués. Après une nuit inconfortable et après avoir raté de très beaux paysages ( d'après ce que nous devinions de nuit par la fenêtre...), nous arrivons à Sucre à 7h du mat'. Nous retrouvons les vélos dans la soute, ourdis de poussière, ce
qui confirme l'état pitoyable de la route.
L'objectif maintenant, trouver une chambre pas trop chère et disponible tout de suite, pour qu'on puisse se poser tranquillement. Le "Lonely planet" indique une "hospedaje" accueillante pour étudiants. Parfait! C'est pas loin du centre en plus. L'accueil est effectivement très sympathique : la propriétaire parle très doucement, pour que nous puissions comprendre, l'encombrement occasionné
par les vélos n'a pas l'air de la gêner, et surtout le rapport qualité /prix est exceptionnel. Même si c'est un peu plus cher que d'habitude, nous nous retrouvons tout seul dans un véritable appartement avec salle à manger, cuisine, chambre très confortable et salle de bain privée pour 10 euros par jour! Nous pouvons nous faire de bons petits plats (steak, patates sautées, jardinière de légumes, crêpes et bien sûr notre énorme petit déj') , faire des grass' mat' jusqu'à 9h (et oui, on a pris l'habitude de se lever tôt.... Alors 8h pour nous, c'est grass' mat'!). Nous avons même trouvé des livres en français à "l'Alliance française". Je me replonge dans la lecture d'Alexandre Jardin avec délectation, dans une chaise longue d'un café avec vue sur les façades blanches de la ville.
Nous comptions rester 2 jours. On va peut être rester à Sucre 3 jours, en fait.... On s'y plaît bien. Le seul truc pénible : on a un rendez-vous avec l'avion le 24 octobre à Santiago du Chili. Nous ne pouvons pas trop traîner. Dommage...